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M70

     
LES PROCHAINES DATES
   

M70’
Le Misanthrope en 70minutes
d’après Molière

«Fuir dans un désert
l’approche des humains »

19/20/21 MAI 2011
(Dj55' et M70')
Diptyque Molière
Festival ado CDR de Vire

   

Adaptation et mise en scène:
Jérémie Fabre

Musique et univers sonore :
Garz
Avec:
Marine Duséhu, Agnès Serri-Fabre et Paul Tilmont

 

dj'55

   

Nous choisissons de faire d’Alceste, de Célimène et d’Arsinoé des jeunes gens d’aujourd’hui. Leurs questionnements sur l’amour et l’amitié, sur l’individu et sur la société rejoignent les nôtres : soif dévorante d’absolu et de pureté pour Alceste, intense désir de vivre pour Célimène, insatiable besoin de plaire d’Arsinoé. 

Dans un appartement qui semble en réfection, au son d’une basse électrique jouée live, les deux jeunes femmes tentent de libérer Alceste de son obsession de pureté et de sa conception possessive de l’amour. Il finit par rejeter l’une et l’autre, se repliant sur lui-même et sur son exigence narcissique. L’action réduite à son minimum et le parti pris de concision laissent toute la place aux acteurs et au texte, à sa force poétique et à sa surprenante modernité psychologique.

M 70’ peut constituer un volet de notre diptyque Molière, dont l’autre est Dj 55’ :
Dom Juan en 55 minutes

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> M70'

   

On parle de nous : OUEST FRANCE lundi 23 août 2010

Le festival ne laisse pas le public indifférent - Fougères

M'70-Habaquq


Éclectique, la programmation des Scènes déménagent réserve de bonnes (et de moins bonnes) surprises. Nous avons testé.

Samedi soir, première étape à la Maison de Savigny pour le Concert à la carte (1), par la compagnie fougeraise (et non rennaise comme l'indique le programme) Beholder Théâtre, mis en scène par Eric Lepage. Le décor est dépouillé à l'extrême. Entre une dame de noir vêtue, aux chaussures rouges, dans le rôle de Rash, l'unique personnage de la pièce. Ses phrases sont hachurées, mécaniques et décrivent avec une précision quasi-obsessionnelle les gestes quotidiens d'une femme en souffrance, rongée par la solitude. Un univers carré et ritualisé qui devient de plus en plus lourd, inquiétant même. Jusqu'au geste ultime.
Pas très gai tout ça, et surtout pas très grand public... On peut quand même saluer la performance de la comédienne, bien investie dans un monologue ardu. Pour le reste... c'est une histoire de goût.
La 2 e étape nous conduit à quelques centaines de mètres de là, salle Raoul II où se joue M70, pour Misanthrope 70 minutes, par Habaquq, une compagnie voisine (Sourdeval). La pièce de Molière, revisitée et surtout remise au goût du jour par des effets osés (musique, arts graphiques et bâches en guise de décor), déconcerte au début. Mais très vite, l'envie de jouer des jeunes comédiens, leur fougue et surtout leur bonne diction des alexandrins, transporte l'assistance. On entre dans l'histoire et cela mérite vraiment le détour.
Ainsi vont les Scènes déménagent. Le public est amené à prendre des risques et ne gagne pas à tous les coups. Mais après tout, c'est aussi ça le charme de ce mini-festival...
J-L.G.

(1) Encore programmé les 24 et 25, Maison de Savigny à 20 h 30.